À Genève, moins d’un appartement vacant sur cinq est à vendre
Publié le par:Malgré une progression depuis 2020, les logements vacants proposés à la vente restent très peu nombreux à l’échelle du parc immobilier genevois. La situation diffère toutefois fortement entre les appartements et les maisons individuelles.
La part des logements (appartements et maisons confondus) à vendre parmi l’ensemble des logements vacants a augmenté à Genève. Elle est passée de 15,5% en 2020 à 23% en 2026, selon les données de l’Office cantonal de la statistique.
Cette évolution n’a toutefois pas été linéaire. Après avoir atteint 19,1% en 2023, la proportion est retombée à 13,6% en 2024, avant de grimper à 25,2% en 2025. Elle s’est ensuite légèrement repliée en 2026.
Cette progression ne signifie pas pour autant que les appartements disponibles à l’achat sont devenus nombreux. Au 1er juin 2026, seuls 16% des appartements vacants étaient proposés à la vente, soit moins d’un sur cinq. Les autres étaient principalement destinés à la location.
La situation diffère nettement pour les maisons individuelles. À la même date, deux tiers des maisons vacantes étaient à vendre. La proportion globale de 23% masque donc deux réalités: les appartements vacants sont très majoritairement proposés à la location, tandis que la vente occupe une place bien plus importante pour les maisons.
À l’échelle du parc immobilier genevois, l’offre disponible reste extrêmement réduite. En 2025, les 216 logements vacants proposés à la vente représentaient environ 0,08% des 254’829 logements que comptait le canton à la fin de l’année. Cela correspond à moins d’un logement sur 1’000.
Cette rareté s’inscrit dans un canton où l’accès à la propriété demeure particulièrement limité. À Genève, seuls 18% des ménages sont propriétaires de leur logement, contre environ 35% à l’échelle suisse. Seul Bâle-Ville présente une proportion inférieure.