À Genève, les voitures avancent moins vite qu'ailleurs en Suisse
Publié le par:Encore coincé dans les bouchons ? À Genève, les déplacements en voiture peuvent vite devenir une épreuve de patience. Et les chiffres confirment les difficultés du canton. Selon l'étude de l'Institut CREA, mandatée par la FLAG, Genève occupe le dernier rang intercantonal en matière d'efficience du transport routier.
Concrètement, en 2021, un habitant de Genève parcourait ainsi environ 27 kilomètres par heure de déplacement en transport privé motorisé, contre près de 42 kilomètres pour un habitant du canton de Vaud. Cette faible efficience et lenteur pèse sur la productivité, la qualité de vie des pendulaires et plus largement sur l'attractivité économique du territoire, souligne CREA.
Plus de bouchons qu'à Paris
Ce constat fait écho au classement mondial de la congestion routière réalisé par TomTom, qui place également Genève parmi les villes où la circulation est particulièrement difficile. La ville du bout du lac devance Paris… et même New York. Selon cet indicateur, il faut en moyenne plus de 31 minutes pour parcourir 10 kilomètres dans la ville. Les automobilistes y perdraient environ 141 heures par an dans les embouteillages.
Les transports publics, le point fort de Genève
Si les voitures stagnent, Genève excelle pour ses bus et ses trams. Sur cet indicateur, le canton se classe au 2e rang intercantonal pour la qualité de desserte des transports publics, selon l'étude du CREA. Plus de 60% de ses zones à bâtir bénéficient d’un service de qualité élevée, contre environ 35% dans les cantons de Zurich et de Zoug. Le canton de Vaud, lui, ferme la marche de ce groupe atteignant à peine 20%.
Le classement tient notamment compte de la fréquence des transports et de la distance entre les zones habitées et les arrêts. La proximité d’une gare ou d’un arrêt ne suffit donc pas. La qualité du service dépend également de la cadence et du type de transport proposé.
Un poids pour l'attractivité économique
Pour le CREA, les insuffisances du transport routier ne se limitent pas à une question de confort. La faible efficience de la circulation automobile peut affecter la productivité et la qualité de vie des pendulaires, avec des répercussions plus larges sur l'attractivité économique du canton.
Le temps consacré aux déplacements, les difficultés à prévoir la durée des trajets et les contraintes rencontrées par les personnes qui dépendent de leur voiture constituent autant d'enjeux pour les habitants et les entreprises.