La pénurie de logements atteint un nouveau record à Genève
La chasse à l’appartement continue de s’intensifier dans le canton. Avec un taux de vacance de 0,31% en 2026, Genève n’avait plus connu un marché autant sous pression depuis 2011.
Les Genevois à la recherche d’un logement connaissent la situation: les visites s’enchaînent, les dossiers s’empilent et les chances de décrocher un appartement restent minces. Les derniers chiffres du marché immobilier confirment cette impression: l’offre disponible continue de se réduire.
Au 1er juin 2026, seuls 793 logements étaient vacants dans tout le canton, qu’ils soient proposés à la location ou à la vente. C’est 65 de moins qu’une année auparavant. Rapporté à l’ensemble du parc immobilier, cela représente un taux de vacance de 0,31%, c’est-à-dire que sur 1’000 logements genevois, à peine trois sont libres. Le canton n’avait plus enregistré un taux de vacance aussi bas depuis 2011, lorsqu’il était descendu à 0,25%. Genève reste très loin d’un marché considéré comme équilibré, qui se situerait d’après les autorités autour de 2% de logements vacants.
La grande majorité des 793 logements disponibles sont des appartements: 682 appartements contre 111 maisons individuelles. Mais le marché diffère selon les biens. Pour les maisons, deux tiers des logements libres sont destinés à la vente. Pour les appartements, c’est l’inverse: la location représente 84% des logements vacants
Les 4 et 5 pièces les plus recherchés
Tous les logements ne sont pas touchés de la même manière. Les plus difficiles à trouver sont les appartements de taille moyenne, particulièrement recherchés par les familles. Les logements de 4 pièces affichent un taux de vacance de 0,24%, tandis que ceux de 5 pièces atteignent 0,23%. À l’inverse, les grands appartements de 7 pièces ou plus offrent davantage de possibilités, avec un taux de vacance de 0,80%.
Plus d’opportunités en Ville de Genève
Plus de la moitié des logements disponibles se trouvent en Ville de Genève, qui compte 427 objets vacants. Elle affiche un taux légèrement supérieur à la moyenne cantonale, avec un taux de vacance de 0,37%.
Ailleurs, la situation est encore plus tendue. À Lancy, le taux tombe à 0,12%, l’un des niveaux les plus faibles du canton. Il atteint 0,14% à Onex, 0,18% à Thônex et 0,20% à Meyrin. Vernier et Carouge disposent d’un peu plus de marge, avec respectivement 0,29% et 0,25%.
Genève en bas du classement suisse
Avec un taux de vacance de 0,31%, Genève affiche désormais le niveau le plus bas de Suisse. La moyenne nationale, pourtant déjà considérée comme faible, atteint environ 1% de logements vacants.
NB : Selon la définition officielle, un logement n’est considéré comme vacant que s’il remplit trois conditions simultanément au 1er juin: il doit être inoccupé, proposé à la location ou à la vente, et habitable. Les biens temporairement indisponibles ou en rénovation ne sont donc pas comptabilisés.