Genève rattrapé par ses bouchons et son manque de logements
Publié le par:En matière d'infrastructures, le canton de Genève occupe la 10e place du classement intercantonal réalisé par l'institut CREA, soit quasiment dans la moyenne Suisse. Mais derrière ce résultat, subsistent deux problèmes majeurs : le logement et la congestion routière.
Genève a longtemps traîné une réputation peu flatteuse en matière d’infrastructures. En 2013, le canton occupait la dernière place du classement suisse. Onze ans plus tard, le tableau a changé : avec un score de 99,9 points en 2024, Genève se situe désormais au 10e rang national, quasiment dans la moyenne suisse.
Cette remontée ne signifie toutefois pas que le canton a résolu ses problèmes. Genève reste confronté à des faiblesses structurelles importantes. C’est l'un des principaux enseignements de l’étude de l’Institut CREA qui a comparé les 26 cantons au travers de cinq piliers dont les infrastructures (mobilité et logement).
Les transports publics, véritable point fort
S’il y a un domaine dans lequel Genève se distingue, c’est celui des transports publics. Le canton occupe le 2e rang suisse pour la qualité de leur desserte. Plus de 60 % des zones à bâtir genevoises bénéficient ainsi d’un niveau de desserte considéré comme élevé. À titre de comparaison, cette proportion tourne autour de 35% à Zurich et à Zoug.
La situation géographique de Genève constitue également un avantage considérable. L’aéroport international se trouve à proximité immédiate de la ville, ce qui permet au canton de décrocher une 2e place nationale en matière d’accessibilité aéroportuaire. Selon l’indicateur utilisé par le CREA, la distance d’accessibilité moyenne pondérée est d’environ 25 kilomètres à Genève, contre près de 60 kilomètres dans les cantons de Vaud et de Zoug.
Pour un canton fortement connecté à l’économie internationale, cet avantage n’est pas anodin. Mais cette performance des transports collectifs contraste fortement avec celle du réseau routier.