Une BD pour raconter la Genève internationale aux jeunes
Publié le par:À l’occasion de ses 50 ans, la Fondation pour Genève publie une bande dessinée consacrée à la coopération internationale et à l’intelligence artificielle. Tiré à 11’000 exemplaires, l’ouvrage sera distribué aux élèves du secondaire I et II.
Comment expliquer aux adolescents le rôle de la Genève internationale et son influence sur leur vie quotidienne? Pour marquer son cinquantième anniversaire, la Fondation pour Genève a choisi de passer par la bande dessinée. Tiré à 11’000 exemplaires, l’ouvrage sera mis à la disposition des élèves du secondaire I et II dans le canton.
L’objectif est de rendre plus concret un univers institutionnel qui peut parfois sembler éloigné des préoccupations des jeunes. «Nous voulions leur montrer que ce qui se décide à Genève touche leur quotidien, qu’il s’agisse des télécommunications, de la santé ou d’autres sujets», explique Fabrice Eggly, directeur de la Fondation pour Genève.
À travers cette publication, la fondation souhaite également rappeler la place particulière occupée par le canton dans la coopération mondiale. Plusieurs grandes organisations internationales sont ainsi intégrées au récit, sans chercher à dresser un inventaire exhaustif de l’écosystème genevois.
«Les jeunes sont les acteurs de ce monde en plein changement. Ce sont aussi les futurs citoyens et les futurs électeurs. Nous voulons leur donner quelques clés et éveiller leur curiosité», poursuit Fabrice Eggly.
L’intelligence artificielle comme fil rouge
Pour relier ces différentes institutions et inscrire le récit dans l’actualité, les auteurs ont choisi l’intelligence artificielle comme trame principale. La bande dessinée aborde à la fois les possibilités offertes par cette technologie et les risques qu’elle soulève, notamment en matière de protection des données et de géopolitique.
La distribution de l’ouvrage sera accompagnée d’ateliers pédagogiques organisés avec le Département de l’instruction publique (DIP). Pensées comme des rencontres interactives, ces séances comprendront notamment des quiz et des jeux de rôle. Les établissements privés genevois pourront également participer au projet. La bande dessinée a par ailleurs été traduite en français, en allemand, en italien et en anglais. La Fondation pour Genève ambitionne ainsi de la diffuser au-delà du canton, dans le reste de la Suisse.
Pour Fabrice Eggly, le message est aussi celui de la vigilance. «Genève est une place unique au monde qu’il faut préserver, car rien n’est acquis», souligne-t-il. Il espère également que les élèves comprendront qu’ils peuvent participer aux transformations en cours et réfléchir à la manière dont l’intelligence artificielle doit être utilisée.
Une Genève reconnaissable
La mise en images a été confiée au dessinateur genevois Fabian Menor. Pour construire cet univers, celui-ci s’est appuyé sur ses souvenirs personnels, mais aussi sur un important travail de documentation scientifique et technique. «Il y a tous les paysages avec lesquels j’ai grandi, comme les Bains des Pâquis ou la plaine de Plainpalais. Une partie de ce travail m’est donc venue assez naturellement», raconte-t-il.
Les lecteurs pourront reconnaître plusieurs lieux emblématiques du canton: la rade, l’ONU, l’Organisation mondiale du commerce, le CERN ou encore les quartiers des Grottes et des Eaux-Vives. «Il y a plein de petits clins d’œil. Ce sera ensuite aux lecteurs et aux lectrices de les découvrir», glisse le dessinateur.
La réalisation du projet a nécessité environ une année de travail, dont près de six mois consacrés à l’écriture et trois à quatre mois au dessin. Fabian Menor souhaite avant tout que les élèves prennent plaisir à parcourir l’histoire. «J’aimerais qu’ils passent un bon moment de lecture, qu’ils s’y reconnaissent et qu’ils prennent conscience des dangers, mais aussi des possibilités offertes par l’intelligence artificielle.»