Vrai ou faux: Genève a le taux de chômage le plus élevé de Suisse?

On l'entend souvent, mais que disent vraiment les chiffres ? Le Canton de Genève est-il vraiment celui avec le taux de chômage le plus élevé de Suisse?

En janvier 2026, le canton ne figure pas en tête du classement national, mais cela n’enlève rien à la gravité de la situation dans la région et au niveau romand. Selon les données mensuelles publiées par le SECO, le taux de chômage à Genève a atteint 5,2 % en janvier 2026, soit un niveau qu’on n’avait plus observé depuis la période de la pandémie (2020–2021). Ce taux place Genève au deuxième rang des cantons suisses, juste derrière le canton du Jura, qui enregistre 5,5 % de chômeurs.

Classement des cantons – Taux de chômage (janvier 2026)

-Jura : 5,5 %

-Genève : 5,2 %

-Vaud : 4,9 %

-Bâle-Ville : 4,8 %

-Neuchâtel : 4,8 %

-Valais : 4,1 %

-Suisse (moyenne) : 3,2 %

Une tendance régionale

L’augmentation du chômage ne se limite pas à Genève. Le SECO observe une hausse générale du nombre de chômeurs en Suisse, avec des évolutions particulièrement sensibles en Suisse romande. En chiffres absolus, le nombre de chômeurs enregistrés en Suisse a atteint environ 152'280 personnes en janvier 2026, en augmentation par rapport au mois précédent et surtout par rapport à l’année précédente.

Les données montrent également des disparités selon les nationalités ou les tranches d’âge, ce qui souligne la complexité du marché du travail actuel.

Pourquoi cette hausse du chômage?

Plusieurs facteurs expliquent cette évolution défavorable :

Le contexte économique international

Les incertitudes géopolitiques, les tensions commerciales mondiales et une croissance économique mondiale plus lente pèsent sur les exportations suisses et la confiance des entreprises.

Les coûts énergétiques et la monnaie forte

La hausse des coûts de l’énergie et un franc suisse fort rendent certains secteurs moins compétitifs à l’export et freinent les embauches.

Moins de postes disponibles

Des analyses indiquent une chute significative du nombre de postes vacants en Suisse par rapport aux niveaux record de 2022, ce qui reflète un marché du travail plus difficile pour les chercheurs d’emploi.