Dans les coulisses du pouvoir genevois avec Thierry Apothéloz

Derrière ces portes closes, le pouvoir genevois s'exerce au quotidien. Thierry Apothéloz, président du Conseil d’État, raconte le fonctionnement du Conseil d'Etat, ses particularités, et ses décisions qui façonnent la vie des Genevois.

Peu de personnes ont l’autorisation de franchir les portes de la salle historique du Conseil d’État de Genève. Et pourtant, nous avons eu le privilège d’y entrer pour un entretien avec son président, Thierry Apothéloz. Derrière ces murs centenaires se joue le quotidien du pouvoir exécutif genevois : budgets, lois, grandes orientations du canton, se décident ici.

«Il y a très peu de gens qui sont autorisés à rentrer dans cette salle. Les huissiers, la chancelière et le protocole, c’est tout. Cette enceinte nous permet d’avoir des échanges les plus libres possibles», confie Thierry Apothéloz.

Autour de la grande table, sept conseillers d’État débattent, négocient et prennent des décisions chaque mercredi qui impactent directement le quotidien des Genevois. Le président du Conseil d’État explique : «Comme on doit in fine être d’accord ou vivre avec la décision qui a été prise, la discussion peut être animée parce qu'on parle politique et de projets pour Genève… mais elle est toujours respectueuse». Des débats où chaque voix compte, mais où le principe de collégialité impose que la décision majoritaire soit soutenue par tous, sauf objection formelle. 

Dans cet entretien, Thierry Apothéloz nous plonge dans le fonctionnement concret du Conseil d’État : «Chaque conseiller a son département. Nous représentons le pouvoir exécutif et nous appliquons les lois votées par le Parlement. Mais nous pouvons aussi déposer des projets de loi et orienter les politiques publiques». Il illustre ce rôle avec des exemples concrets, comme la réforme des subsides pour l’assurance maladie en 2019. Il revient aussi sur la construction du budget et les attributions des départements de chaque conseiller.

Le président évoque également son quotidien intense : «Je me réveille à 6h00, et je finis tard le soir. Il n’y a pas de journée type, c’est ça qui rend le métier stimulant. Je passe d’un sujet de patinoire à l’aide sociale, du sport à la culture». Un rythme qui le tient proche des équipes et du terrain, et rend chaque journée «stimulante».

Autour de lui, l'histoire de Genève se fait sentir. Les fresques du XVIe siècle, qui ornent les murs, rappellent la justice et l’indépendance, et que chaque décision prise ici a des conséquences réelles pour les habitants. 

L’intégralité de cet entretien avec Thierry Apothéloz, président du Conseil d'État, est à découvrir ci-dessous en vidéo.