La Suisse, ce moteur de l’innovation

La Suisse occupe la tête du classement de l’indice mondial de l’innovation pour la quinzième année consécutive. Le nombre de brevets déposés par habitants est également le plus élevé au monde. Derrière ces performances, un facteur clé : un pays ouvert, capable de retenir et attirer les talents et de collaborer à l’échelle internationale. 

La Suisse fait partie des pays les plus stables politiquement depuis des décennies. Appuyées sur des institutions solides, elle s’est imposée comme un centre mondial de production de connaissances et d’innovations. La recherche et le développement sont le fruit d’un système éducatif de base fonctionnel, et d’universités et de hautes écoles à la pointe. Les chercheurs et talents internationaux affluent dans les entreprises et instituts de recherche. Cette capacité d’attraction est au cœur du modèle suisse : elle alimente directement sa performance en matière d’innovation. 

La Suisse, pays le plus innovant du monde 

Selon l’organisation mondiale pour la propriété intellectuelle (OMPI), la Suisse est le pays le plus innovant du globe depuis 15 ans. Au travers de son indice mondial de l’innovation, l’OMPI mesure diverses variables et attribue un score pour chaque pays.  

La Suisse affiche d’excellents résultats au niveau de ses institutions, notamment grâce à leur stabilité et à l’environnement général. Elle excelle également dans la création de nouvelles connaissances ou technologies. Elle bénéficie en outre d’un cadre légal propice et d’une main-d’œuvre hautement qualifiée. Enfin, ses infrastructures, notamment en matière d’accès aux nouvelles technologies et leur durabilité, la place en tête du classement. 

Derrière la Suisse, la Suède et les Etats-Unis complètent le podium pour l’année 2025. Les pays du Nord de l’Europe se classent parmi les plus innovants du monde, avec la Finlande en 7e place, les Pays-Bas en 8e et le Danemark à la 9e place. La Chine fait son entrée pour la première fois dans le top 10, alors que l’Allemagne en sort, chutant de la 9e à la 11e place. 

Un nombre inédit de brevets déposés par habitants 

La Suisse se positionne également en tête au niveau des dépôts de demandes auprès de l’organisation européenne des brevets (OEB). Elle fait ainsi figure de premier de la classe. Avec 1'095,6 demandes de brevets par million d’habitants en 2025, elle devance largement la Finlande (613,4), la Suède (446,2), le Danemark (445,9) ainsi que les Pays-Bas (388,3). 

En chiffres absolus, les Etats-Unis occupent la première place du classement avec 47'008 demandes déposées, suivi par l’Allemagne (24'476) et la Chine (22'031). La Suisse arrive 7e avec 9'914 demandes, juste derrière la France (10'932). 

Les relations internationales comme gage de stabilité  

Le monde de la recherche Suisse est intrinsèquement lié à l’international. Avec des instances de premier plan comme le CERN, ses écoles polytechniques, ses universités ou encore son tissu économique composé d’entreprises à la pointe de l’innovation, la Confédération coopère en permanence avec l’extérieur. Les échanges de connaissances et l’apport de talents venus du monde entier jouent un rôle central dans cette dynamique.  

Cette intensité de coopération n’est pas accessoire : elle constitue l’un des fondements du modèle d’innovation suisse. La Suisse participe ainsi à de nombreuses infrastructures de recherche, contribuant activement aux avancées scientifiques et technologiques à l’échelle mondiale.  

A titre d’exemple, la Confédération est à nouveau associée au programme international ITER qui vise à maitriser la fusion nucléaire. Elle avait été sortie de cette collaboration interétatique à la suite de la rupture de l’accord cadre en 2021, et y a été réintégrée depuis le 1er janvier 2026. La Suisse participe également à de multiples réseaux européens d’infrastructures de recherche, et est incluse dans de nombreux socles de coopération scientifique européens comme l’ESRF ou XFEL. 

Les acteurs internationaux actifs dans le développement de connaissances sont par conséquent interdépendants, et la collaboration entre ces derniers permet de favoriser la recherche de pointe et pérenniser notre capacité d’innovation. 

Dans ce contexte, l’ouverture et l’intégration dans les réseaux internationaux apparaissent comme des caractéristiques structurantes du modèle suisse d’innovation.