«Les recherches d’aujourd’hui sont les découvertes de demain»
À Genève, la science sort de l’ombre et s’invite au grand public. Jusqu’à la fin du mois d’avril, le Parc des Bastions accueille une exposition rétrospective consacrée à quinze chercheurs suisses liés à l’Institut Pasteur. Une initiative portée par la Fondation Pasteur Suisse, qui célèbre cette année son quinzième anniversaire. Interview de la directrice Sévérine Bonnet.
Que vont découvrir les visiteurs durant cette exposition ?
Jusqu’à la fin du mois d’avril, la population genevoise pourra découvrir au Parc des Bastions une exposition rétrospective consacrée à quinze chercheurs suisses ayant travaillé ou travaillant encore à l’Institut Pasteur. Le parcours débute avec Alexandre Yersin, découvreur du bacille de la peste, et se termine avec deux jeunes doctorants, Camille et Sacha Nicolas, qui ont entamé leur programme doctoral en octobre dernier. Soutenus par la Fondation Pasteur Suisse, ils travaillent respectivement sur les maladies vectorielles et le cancer colorectal. L’exposition aborde des thématiques variées, du microbiote à l’oncologie, permettant au public de mieux comprendre la recherche scientifique actuelle.
Qu’est-ce qui a motivé la Fondation Pasteur Suisse à lancer ce projet ?
La Fondation Pasteur Suisse célèbre ses 15 ans cette année et a souhaité marquer cet anniversaire en rendant hommage aux chercheurs. L’objectif est de les mettre en lumière, alors qu’ils travaillent souvent dans l’ombre, au sein de leurs unités de recherche. Ce projet vise à valoriser leur engagement, leur patience et leur persévérance, des qualités essentielles mais rarement visibles du grand public.
La Suisse joue un rôle clé dans la recherche scientifique internationale.
Quel rôle joue la Suisse pour la recherche aujourd’hui ?
La Suisse joue un rôle clé dans la recherche scientifique internationale. Ses universités attirent de nombreux chercheurs venus du monde entier et favorisent les collaborations. La Fondation Pasteur Suisse a précisément pour mission de renforcer les liens entre l’Institut Pasteur et des institutions académiques suisses, comme l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Dans la continuité de la vision de Louis Pasteur, qui évoquait déjà la notion de santé globale (aujourd’hui désignée sous le terme « One Health » ), il est essentiel de valoriser la recherche. Car les travaux menés aujourd’hui dans les laboratoires constituent les découvertes de demain.